Salon de thé (Lifestyle)

Sur la trace de nos ancêtres

15 février 2017

Enquêter au cimetière, une ressource non-négligeable.

Nous nous posons tous ces questions un jour ou l’autre : d’où est-ce que je viens ? Ai-je du sang royal en moi ? De quoi avait l’air mes arrières-arrières-arrières grands-parents ? Sont-ils tous Français ?

Après deux semaines d’enquête, j’ai réussi à remonter jusqu’en 1760 ! Vous me croyez si je vous dis que j’ai fait ça sur un coup de tête ? J’ai juste eu envie de savoir si j’avais des origines lointaines.

Après de la joie et de la frustration, il était temps que je vous livre de vraies bonnes astuces.

Commencer ?

La plus grande difficulté c’est de se retrousser les manches et de s’y plonger. Une fois dedans, dure de s’en sortir sans avoir les yeux qui piquent. Mais courage ! Cet article est fait pour vous aider, vous galérerez moins que moi avec tout cela !

Le matériel à avoir

Indispensables : une connexion Internet et deux yeux.

Comme les pros : une imprimante qui fait scanner pour les photos et un classeur pour les fiches individuelles.

Idéal : une loupe pour déchiffrer les écritures quasi illisibles de l’époque.

Premiers pas

Étape 1 : Vous. Oui, vous. Autrement dit le « Sosa 1 » (j’expliquerai ce mot plus bas) ou la « source » de l’arbre. C’est beau hein ? Attendez, ça va se corser.

Étape 2 : Parents, grands-parents et le plus loin possible. Là, pas le choix, il va falloir prendre toutes les dates de naissances/mariages/décès possible autour de vous. On se retrousse les manches, on prend un carnet de notes et on va prendre un café avec Nani mamie qu’on n’a pas vu depuis Noël 2004 ! Si vous n’êtes pas en bons termes avec certains membres de votre famille, pas de panique, il y a toujours moyen d’enquêter.

Ressources

Pas de partenariats (et pourtant, je l’aurais mérité après toutes ces heures le nez dedans !) mais mon site chouchou pour créer son arbre est Geneanet.org. Gratuit et simple d’utilisation, coloré et organisé, on aime ! Le site qui m’a été d’une aide précieuse s’appelle Filae.com mais cette fois, si vous n’êtes pas Prenium, il ne sert pas à grand chose (6€/mois soit un paiement annuel de 72€ en solde en ce moment) puisqu’avec un nom et un prénom, il trie pour vous tous les actes de naissances, de décès, tables décennales, mariages d’enfants, publication de mariages et vous suggère toutes les personnes qui pourraient correspondre à votre arbre.

Pour trouver une personne, comment on fait Nani ?

Sachez d’abord qu’en général les archives datant de moins de 70 ans ne sont pas en libre circulation sur Internet, pour cela il faut justifier que vous recherchez une personne de votre famille et aller à la mairie du village d’origine de cette personne ou aux archives. C’est pour cela que je vous ai dit de vous retrousser les manches pour enquêter le plus loin possible en questionnant vos proches. Le reste peut se trouver sur Internet ou aux archives quand on a quelques informations :

Nom – prénom

Année de naissance

Lieu de naissance (surtout lieu et nom)

Avec ceci, vous pouvez trouver un acte de naissance, un état civil. Sur un état civil, on y trouve pas mal de choses utiles pour la suite ! Vous aurez le nom et les prénoms des parents, parfois leur âge au moment de la naissance, le lieu de résidence (donc indice pour leur lieu de naissance à eux ? Ou même mariage ?).

Un exemple d’acte de naissance, vous avez de la chance si les votre sont aussi lisibles !

Pour chercher un acte de naissance :

Quand on n’a pas grand chose je trouve que c’est plus simple de partir d’un acte de naissance, mais si vous n’êtes pas sûrs de vous sur le lieu de naissance, il vaut mieux éplucher les AN de tout le canton pour une même année. Ça serait bête de se retrouver avec un homonyme et de continuer 3 générations pour rien parce que finalement ce n’était pas le bon village, true story… Toujours vérifier l’année d’avant et l’année d’après, pour avoir une source vraiment sûre.

Si vous avez trop peu d’informations, vous pouvez éplucher les tables décennales. Ce sont les documents qui regroupent synthétiquement tout ce qu’il s’est passé dans un village sur une dizaine d’années. Vous avez les naissances, les mariages et les décès en version synthétiques (nom-prénom-date). Une fois que vous avez trouvé le nom de la personne, vous partez à la recherche de son acte de naissance/mariage/décès et bingo !

SOSA ?

Imaginez-vous un arbre dans votre tête. Les frères et sœurs n’existent pas dans cet arbre. Le Sosa 1 (la source de l’arbre) c’est vous. Les hommes étant toujours placés à gauche des conjointes dans les arbres généalogiques, alors votre père sera le Sosa 2, et votre mère Sosa 3. Cela fonctionne toujours de gauche à droite et par multiplications de 2. Ne paniquez pas, c’est très simple.

Papa est le 2, maman le 3, alors le grand-père paternel est le 4 (on reprend chaque ligne de gauche à droite) et sa femme le 5, grand-père maternel (aligné à grand-mère paternelle) le 6 et mamie maternelle le 7. Vous suivez ?

Le Sosa permet de retrouver des membres de votre famille directs rapidement. Vous cherchez le père de papi paternel (4) il faudra faire 4×2 = Sosa 8 pour le papa de papi, et on reprend : 9 pour sa femme etc.

Le père du Sosa 24 sera le 48 (24×2=48), toujours multiplier les hommes pour avoir un chiffre rond et ne pas se tromper. Mais par logique les hommes ont les nombres pairs et les femmes les impairs.

Toujours de gauche à droite, n’oubliez pas !

Le sommaire, un indispensable quand on arrive a remonter plus de 3000 Sosas !

Trop d’informations, j’en fais quoi ?

Un bout de papier n’est ni pratique ni efficace, il est conseillé d’avoir un arbre en ligne (il sera privé si vous le choisissez). A côté de cela, il faut faire des fiches individuelles pour chaque Sosa. J’ai pris un modèle au hasard sur Internet, ce n’est pas très écologique mais dite vous que vous aurez une trace écrite de vos ancêtres directs et que vous pouvez les transporter facilement avec vous ! Ces fiches vous suivront sûrement longtemps voir serviront à vos descendants, donc prenez-en soin et tenez-les à jour.

Si je devais changer les miennes, je rajouterais le lieu et la date de naissance + décès du Sosa, au lieu d’avoir ces informations sur la fiche du/de la conjoint(e). Je mets ces informations dans la marge du haut (voir photo plus bas) pour me faciliter la vie.

Mon organisation

On monte très vite dans les Sosas, alors je conseille d’avoir un gros classeur ou plusieurs petits. Dans mon premier petit classeur je mets les membres du Sosa 2 au Sosa 99.

Galérant à trouver l’ancêtre pour y apporter des modifications régulièrement, j’ai décidé de faire un sommaire (une page double) de 2 à 51, de 52 à 101, …

Noms par ordre alphabétique, prénoms, n° Sosa. A moins de connaître les numéros par cœur, on s’y retrouve beaucoup mieux !

Fiches individuelles en noir et blanc, ça use aussi de l’encre la généalogie !

Séance type : je m’installe avec mes classeurs et mon ordinateurs. Une calculette (pour calculer les âges de décès, naissances des parents etc), un crayon à papier, une gomme, des gouttes hydratantes pour les yeux (on passe tellement de temps devant son écran…), des vêtements confortables et un thé. Quand je décide de trouver un parent, ça me prend en moyenne quatre heures. Parce qu’on n’a pas envie de perdre le fil, qu’on a trouver les parents des parents des parents, qu’on ne trouve pas ou qu’on a trop de pistes différentes.

D’ailleurs en parlant de pistes… En se faisant avoir régulièrement sur les homonymes (erreur de débutante), j’ai créé un dossier « Pistes ». J’y met des captures d’écran de tous les actes de noms qui me sont familiers (à ranger dans « Pistes : naissances », « Pistes : mariages », « Pistes : décès ») ainsi qu’un fichier où j’écris tout ce que je peux croiser comme piste et où je ne suis pas sûre. Histoire d’y retourner en temps voulu.

J’ai appris qu’on perdait beaucoup moins de temps à prendre des notes de noms familiers même si ce n’est pas celui qu’on cherche, un jour vous recherchez un de ces fameux nom familier et vous ne vous rappeler pas où vous l’aviez vu. Obliger de tout refouiller.

ASTUCES

-Couper votre téléphone lorsque vous êtes dans une recherche intensive, au risque de perdre le fil.

-Autrefois, les mariages se célébraient dans le village d’origine de la future épouse.

-D’ailleurs celui-ci avait souvent lieu peu de temps avant la naissance du premier enfant d’une fratrie.

-Les pistes sont très utiles et efficaces pour trouver des frères et sœurs, et en trouvant l’existence de F/S, il vous suffit de mettre la main sur l’acte de cette personne et de vérifier les parents. Même si les F/S ne comptent pas pour les Sosas, leurs dates de naissances peuvent être précieuses pour trouver l’année de mariage (et l’acte) des parents !

-Les archives de sites de journaux sont d’une grande aide pour y trouver des actes de mariages/décès de personnes dans les années 2000.

-S’il y a des talents dans votre famille, faites des recherches sur eux avec leurs noms et leurs villes. Vous pourriez y trouver de vieilles photos de matchs de volley lors d’un championnat par exemple, des photos du club de pétanque, galas de danse,… Mon grand-père a eu droit à un article dans le journal régional lors de ses 70 ans, c’est une figure du cyclisme français des années 45-58.

-Une affaire au tribunal ou une mort « tragique » (toute mort est tragique, mais vous m’aviez compris) et vous avez aussi moyen de vous procurer des archives judiciaires. Renseignez-vous sur Internet.

A SAVOIR ABSOLUMENT !

-A l’époque, il arrivait qu’ils ne connaissent eux-même pas vraiment leur âge exact. Les années de naissance sur un état civil est donc à prendre avec un point d’interrogation. Laissez 5 années de battement si vous cherchez un document.

-Autrefois, la majorité était à 21 ans. Les mariages de mineurs été fréquents, aujourd’hui en France c’est interdit donc ça peut choquer. Mais à l’époque tant que les futurs époux et les parents donnaient leur consentement, c’était ok.

-Si votre famille est française, sachez qu’il est trop très fréquent que les parents donnent à leurs enfants le même prénom qu’eux ou que leurs parents. Regardez donc bien la cohérence des dates entre les trois Marie Dussol que vous trouverez en cherchant votre ancêtre.

-Vous avez trouver une Marguerite qui est née des même parents que Marie, à la même date de naissance, au même lieu-dit, du même village, curieux… En fait vous aurez une chance sur deux pour que ce soit la même personne. Comme expliquer ci-dessus, si la mère s’appelle Marie et qu’elle a appeler sa fille aussi Marie, il se peut qu’elle lui ai donné un autre prénom pour la différencier.

-Toujours avec les quiproquos d’identité, il faut avoir un petit peu d’imagination aussi sur les noms de famille qui n’avaient pas de règles d’orthographes à l’époque ! Voici quelques variantes trouvées pour mon arbre « SCORNE » pour « ESCORNE », « ESCOBEIROU » pour « ESCOUBEYROU », « URSI » pour « HEURSIS ».

-Si vous vous posez des questions sur un ancêtre ayant fait la guerre, n’oubliez pas qu’ils ont des noms d’emprunts pour partir à la guerre à l’étranger. Pour éviter toutes représailles. Exemple, mon grand-père avait un nom arabe pour faire la guerre d’Algérie alors qu’il est à 200% français.

Ressources

Geneawiki (bases) : https://fr.geneawiki.com/index.php/Accueil

Geneanet : http://www.geneanet.org/

Filae : http://www.filae.com

Groupes Facebook généalogiques (aide) :

Liste des condamnés à mort : http://laveuveguillotine.pagesperso-orange.fr/Condamnations.html

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