Pause café (humeurs)

Monsieur le professeur, merci à vous… (Éloge à ceux qui m’ont tout appris)

21 mai 2015

Salutations mini-sucres !

Dans la vie, on croise beaucoup de monde, mais aussi de belles personnes qui nous marquent à vie. Ces professeurs ont fait bien plus que leur travail, ils ont influencé ma façon de penser et ma manière de voir les choses à vie…

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Quand on est jeunes, il est complexe de savoir ce que l’on voudrait faire de sa vie, et toute sa vie. J’ai croisé M. Boxer*, un être passionnant comme tous les professeurs qui vont suivre. M. Boxer m’a appris que peu importe ton CV ou l’étiquette qu’on te colle, le plus important c’est d’être soi-même ; il a un bac++++ et un parcours professionnel riche oui mais voilà, il ne s’est pas laissé faire, il a dit merde et a fait des sacrifices, M. Boxer a eu plusieurs vies. Et je me dis que je ne trouverais pas le métier de mes rêves de suite, je peux en avoir plusieurs car une vie c’est long et il faut en profiter. C’est aussi ce que m’a dit M. Frisette, il a voyagé et c’est ce qui l’a forgé. Alors voilà, des études c’est bien beau, mais si je ne suis pas satisfaite de ma vie dans deux-trois ans, alors je change de vie, et je voyage. Peu importe la destination, ce qui compte c’est que chacune d’elle sera enrichissante et unique. Il faut toujours aller de l’avant, croire en ses rêves, oui mais c’est beau de dire cela mais on fait quoi après ? Pour trouver du travail ? Faire sa vie ? Construire son avenir avec ses petites mains ? Un seul mot : culot. Comment démarcher ? Au culot. Comment se démarquer ? Au culot. Pas beaucoup d’années me séparait de M. Rugby, mais pour une raison qui m’échappe, il déchire tout ! Il réussi sa vie, il réussi à faire ce qu’il veut. Comment il fait ? Le culot. Il est dynamique, charismatique, et jamais j’aurais pensé qu’il puisse changer le plus timide d’entre nous. Et pourtant… M. Rugby m’a appris « le petit + », à agir. ACTION !

S’il y a bien un qui aimé les jeunes et les encourager, c’était bien M. Vigne ! Il a été le premier professeur à me faire rire, tout en travaillant et en apprenant. Bon, ce n’était pas du solfège mais des tambours et des djembés, mais au moins on avançait dans la bonne humeur ! Tout le monde l’écoutait, à chaque cours chacun se faisait recadrer par une petite blague, et si on avait un signe distinctif original alors on avait droit à notre petit surnom. J’ai su m’affirmer un peu grâce à lui, parce que c’était le seul cours où je pouvais me laisser aller sans avoir de moqueries en fond sonore (ou là où je ne pouvais pas les entendre, sous le chahut des percussions). Le seul cours où tu peux dire merde, le seul où les méchants de la classe étaient identifiés, recadrés voir moqués devant la classe, et toc. M. Frisette avait un peu son alter-ego au masculin, chose terrible, ils ne faisaient pas la même matière ce qui le rendait unique. C’était M.Chemise, M.Chemise était professeur de chimie, matière que peu de gens aimait, mais tout le monde venaient à ses cours parce qu’ils ressemblaient à un vrai spectacle de Gad Elmaleh. Sur son estrade en bois grinçante, M. Chemise aimait nous faire rire, et le lundi matin il n’y a rien de mieux pour nous réveiller. Si un jour j’avais su que la chimie était aussi tordante, je serais devenue chimiste. Outre ses gags, M. Chemise avait sa particularité : il jouait d’instruments de musique originaux après de longs contrôles ou dans la cour de récré’. En deuxième année, on a eu un cours créatif dirigé par M. Chemise, on nous a appris à fabriquer un tablier de cuisine, une lampe avec des pinces à linge, des bougies, à cuisiner des crêpes et du caramel. Inutile de vous dire qu’on se faisait des mangeailles délicieuses dans la salle de chimie ensuite.

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Vous savez, on peut faire tout ce qu’on veut avec ce qu’on veut. Comment ça ? Si vous voulez quelque chose, vous l’aurez d’une manière où d’une autre. Cette manière il faut parfois la provoquer soit-même. C’est M. Cuillère, qui faisait de la musique avec n’importe quoi, je crois qu’on pouvait lui mettre n’importe quoi dans les mains, il en faisait ce qu’il voulait. Dommage que M. Cuillère n’était que remplaçant, j’ai adoré faire de la musique avec des cuillères à café et décortiquer Fantasia de Disney avec lui.

Il y a même un professeur qui m’a découvert une vocation ! M. Barbe-Rousse avait décidé d’enregistrer nos voix pour un projet d’histoire entre écoles et il se trouve qu’il a tiqué sur ma voix, il a dit que c’était la seule qui « passait vraiment bien », en fonction des ondes qu’on pouvait voir s’afficher à l’écran. Il m’a alors dit que j’avais une bonne élocution et comme il savait que j’avais un penchant pour le journalisme, il m’a suggéré de devenir animatrice radio plus tard. L’animation à la radio n’est pas ma priorité aujourd’hui, je me dirige plus vers l’écrit web mais vous comprenez pourquoi je suis aussi sur Youtube. M. Barbe-Rousse avait un sacré enthousiaste quand il parlait de son métier, c’est vraiment agréable de voir des professeurs passionnés par leur travail, et la matière qu’il enseigne fait partie de sa passion aussi. Les professeurs passionnés comme M. Barbe-Rousse sont souvent très intéressants, parce qu’ils partagent leur savoir mais aussi parce qu’ils le racontent avec enthousiasme. Il m’a fait apprécier l’histoire à sa juste valeur. De son plein gré M. Barbe-Rousse nous a même préparer aux cours de lycée : il nous a appris la prise de notes personnalisée, à nous organiser, à répondre correctement, à argumenter, à rédiger des paragraphes argumentés,… Un bon prof quoi, vraiment celui que j’ai envie de serrer dans mes bras si je le croise !

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Le mieux, c’est que j’ai eu une version plus ancienne que Barbe-Rousse au lycée. Toujours ses mitaines noires aux mains, M. Lagerfeld est si doux et si gentil qu’en apparence il passe presque inaperçu, mais quand il parle c’est un silence religieux qui l’accueille. Ses cours d’histoire sont truffés d’anecdotes drôles et intéressantes, ce qui rend la classe silencieuse et toute ouïe. Il prenait du temps pour expliquer ce qu’on ne comprenait pas, et il nous mettait en confiance. M. Lagerfeld est aussi attentif envers chacun de nous que nous avec lui. Il nous a vraiment bien préparé à passer le bac, et cette année avec lui est passée bien trop vite.

Mme Desigual était de ce même genre, très simple, elle venait parfois manger avec nous et on parlait de tout et de rien. Elle nous aidait à décortiquer les arnaques à l’assurance, les contrats de banque,.. Elle n’hésitait pas non plus à nous mettre en ligne avec ses propres contacts personnels pour nous trouver des stages dignes de ce nom.

Un par un on était acteur, volontairement ou non, de ma vision du monde ou de ma façon de penser. Ces personnes ont fait bien plus que ce que leur demandai leurs fonctions, plus que leur métier, c’est au-delà de tout cela. Ils m’ont fait prendre confiance en moi, en mes capacités à réussir. Je n’aurais peut-être pas trouvé de tels boulots/stages sans cette prise de conscience.

Messieurs, mesdames, merci pour tout.

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*tous les noms ont été changés pour garder mes professeurs anonymes et qu’on ne me les piques pas !

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