Voyages

Une périgourdine chez les belges / mon stage à l’étranger – partie 2

31 octobre 2014

Première partie de l’aventure


Intégration et bilan du mois écoulé


Première semaine


 Mes horaires : 9h-12h30*14h-18h.

Sandwichs engloutis : 5.

Taux de migraines : 2.


Je n’aurais pas beaucoup de choses a vous racontez de ses 7 jours, parce que dès que je rentre à la maison qui m’accueille (appelons-les « les belges ») je prend une douche, j’ai une heure de temps libre, je mange, et ma soirée commence à 21h30. Déjà bien entamée et me couchant vers 23h30 maxi, j’ai juste le temps de réviser un peu ; sauf que je suis tellement fatiguée à 21h30 que je n’ai pas la tête à ça… Mais plutôt a papoter avec mes proches (Skype, Facebook,…) qui me manquent, ou a regarder un film. Mais pas deux, sinon je m’endors.

Ils m’ont donner un double des clés, comme ça je peux dormir plus longtemps. Ces 30 minutes de plus me sont précieuses, j’ai besoin d’un minimum d’intimité le matin (comme tous le monde ?) et ça me fait réellement du bien. En fait, je me demande si les filles au pair ou toutes ces aventurières qui partent loger chez l’habitant on autant de chance que moi, peut-être n’ont-elles pas d’intimité du tout, allez savoir…

Un bol de Spécial K (chocolat au lait) plus tard et hop je suis partie ! Un petit coucou à mon voisin l’ambassadeur du Bénin en passant et je met les écouteurs pour me mettre dans l’ambiance et partir joyeuse.


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Vue de mon arrêt de bus, après la débauche.



1960929_10203371763747226_3902573387892394093_oLe rayon des cafés *-*. Le nom de mon blog prend tout son sens ! (Oui, ce sont bien des Starbuck’s à droite…)



Un mois de passé, la moitié du stage : le bilan.


Pas tellement de changement depuis mes premières semaines:


  • Je ne suis pas vraiment intégrée à l’équipe, mais c’est à cause du fait que je sois dos à eux, et du coup je ne leur parle pas beaucoup pendant les heures de travail. En plus de ça je ne participe pas aux Happy Hour tous les jeudi à l’agence car je suis souvent fatiguée et j’ai envie de rentré, et pendant les pauses je vais le plus souvent sur Facebook pour vous accordez du temps, papoter avec mes proches, avancer mes cours… Nous sommes le 27/10 au moment où j’écris ce journal, soit pile 1 mois après mon arrivée.
  • Je ne suis toujours à l’aise dans les tramways, mais disons que je ne les prend que pour aller dans le centre-ville, soit que le week-end quand j’ai envie de bouger un peu.
  • Ni dans le métro, à Bordeaux nous ne pouvons pas en avoir malgré l’envie des administrations à cause du fait que la ville est un ancien marécage. Le marécage, c’est aussi l’endroit où j’ai l’impression de mettre les pieds quand je prend le métro. Tu ne sais ni où tu peux aller, mais tu fais au mieux et si tu es perdu, tu as tendance à empirer la situation plus qu’autre chose. En plus, je suis claustrophobe.
  • Je n’ai mangé que deux fois des frites, et c’était dans un snack. Ici, en fait, on mange plus étranger que belge, étrange ! J’ai mangé du turc, du grec, du suisse, de l’allemand, de l’italien et du japonais. Dans les prochaines semaines, je testerais l’indien et l’africain ! Mais cela ne veux pas dire que je n’ai pas mangé de spécialités belges ! ;) Boulets à la  liégeoise, gaufres bruxelloises, gaufres liégeoises, boudin à la compote de pomme (étonnant dans l’assiette, mais délicieux en bouche !), boulettes à la sauce tomate, croquettes au fromage, mitraillette,…

10553613_10203371763107210_8426572327050035306_nUne assiette de Pitta (plat turc auquel je suis complétement accro)


J’ai l’impression d’être une insociable et de faire la gueule tout le temps. Tout l’inverse de mon caractère en fait, et il y a plusieurs facteurs à cette impression :


  1. L’envie d’intimité : je ne papote pas beaucoup avec les belges, et je passe ma vie dans ma chambre qui est au 2ème étage, j’en sors que pour manger et aller dans la salle de bain.


  2. La fatigue : aux réunions tous les lundi je ne cesse de bâiller, et quand j’essaye de me retenir, les larmes de bâillements me trahissent…


  3. La tristesse : on pourra dire ce qu’on voudra, mais le mal du pays est là, le manque des proches et le fait de ne pas être chez soi (ce qui apporte des contraintes qu’on n’imagine pas au début).


  4. Le manque de contact : il y a les belges mais je ne les vois que le soir quand je rentre (et le papa que je vois au travail), mais à part ça ? Avec qui j’ai du contact social ? Le chauffeur de bus qui m’ignore ? La boulangère désagréable au possible ? Mon voisin de bus qui a ses écouteurs ? Personne en fait, et à force d’écrire, on fatigue vite, on se renferme très vite sur soi. J’ai alors décidé d’organiser des rencontres avec des blogueuses belges mais il n’y a pas eu de suite pour l’instant… Pour me confier il me reste Facebook et les sms. Mais il me manque une chose importante : sourire à quelqu’un en lui parlant, pouvoir le toucher, rigoler en face à face et remplacer les « mdr » ou autre émoticônes stupides.


Le week-end je sors seule, ça me fait du bien. Les belges ont beau m’inviter à des brunchs avec leurs amis, j’ai refusé plusieurs fois. J’espère ne pas les vexer, de toute façon ils me connaissent assez pour savoir que j’ai besoin de mon cocon de temps en temps même si je suis sociale. J’ai besoin de ce bol d’air.


10696446_10203371760987157_2301015713699515068_nRencontre improbable avec un jeune homme très charmant qui jouait de la musette avec son drôle d’engin, accompagné de son toutou !


La visite « surprise » de ma maman


Le week-end du 16, ma maman est venue en Belgique pour passer un week-end entier avec moi, elle est arrivée vendredi midi pour manger à ma pause avec moi et est repartie le lundi. Je savais qu’elle me préparait ce coup, mais elle m’a annoncé ça quelques jours avant, cela m’a beaucoup touché. J’ai vécu des choses avec ma mère qui nous ont rapprochés durant mon adolescence, et en plus elle est très protectrice, trèèèès mère-poule et très branchée famille. Mais quand elle m’attendait le vendredi midi devant l’entreprise, c’est moi qui ai fondu en larmes, je me suis plongée dans ses bras et je n’ai aucune honte à ça… Parce que ce n’est pas parce qu’on a passé la majorité qu’on n’a plus aucun sentiment. C’était très drôle parce qu’on a eu une heure et demi (le temps de ma pause) pour passer en revue tout ce que j’ai vécu et tout ce qu’elle a vécu depuis que je suis partie, alors dès qu’il y avait un blanc dans la conversation, on le chassait très vite, mais c’était compliqué de vite passer en revue des anecdotes et des souvenirs en même temps qu’on mange ! A la fin, je n’ai pas réussi à lui raconter toute ma vie, mais qu’importe, on avait tout le week-end ! En revanche, je ne voulais pas la lâchée en repartant travailler, même si je savais que j’allais la retrouvée le soir-même chez les belges. La chose marrante dans tout ça, c’est que tout ce temps qu’on a passé ensemble, j’étais un genre de fille-poule, je n’arrêtais pas de lui dire « attention ! », j’étais sans cesse collée à elle, je voulais protéger ma môman, seul être avec qui j’ai vraiment eu du contact, quand je suis repartie travailler, on a eu le plus grand fou rire de tout les temps, preuve qu’on avait pas ri comme ça depuis longtemps ! Je crois même que c’est la première fois que je rigolais à gorge déployée depuis que je suis arrivé…

La chose la moins drôle ça a été l’annonce du : « Ta nièce, elle sait marcher, elle court même ! ». Alors que j’étais là quand elle faisait ses premiers pas en France, sans l’avouer, ma plus grande crainte été que je loupe le moment où elle marcherait vraiment bien sans l’aide de personne. Ça m’a fait quelque chose, mais ce sont des larmes de joie qui se sont présentées.



10727641_596339280470312_1116635957_nLa Grande Place est tellement immense que j’ai juste pris ce bâtiment en photo… #udgeBrussels



Prochainement sur mon blog ! Suite de mes aventures en Belgique…

Une périgourdine chez les belges : mon stage à l’étranger – Partie 3. (Bilan final et retour en France).

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