Pause café (humeurs)

Beauté chiffrée et révélation

31 août 2014

« Mais c’est trop grand pour toi ! La taille en dessous te suffit largement… » ou LA phrase qui a révolutionner mon dressing. Elle a été prononcée par une vendeuse de prêt-à-porter qui me tutoyer (j’estime que c’est un minimum sachant que j’ai passé près de 3h dans sa boutique et qu’on avait le même âge). J’essayais des pulls demi-saison en T2, et c’est là qu’elle m’a fait sourire en me prouvant par A+B que la taille en dessous m’allait à merveille. Ce que j’ai apprécié. C’est deux heures plus tôt, dans un magasin Cache-Cache, que j’avais essayé quelque jeans en 38 (ma taille « officielle ») et 40 (au cas où ?) et j’étais sortie en larmes de ma cabine d’essayage en réalisant que je n’avais pas perdue les kilos de mon opération (6 mois alitée et autant de muscles fondus). Revenons à la boutique Camaïeu, à cette gentille vendeuse et à « pourquoi écrire un article sur son formidable commentaire ? ». Je suis évidemment sortie avec mes achats et avec le sourire. For what ? Car depuis des années je me dénigrais (et ceci pour des raisons sûrement personnelles) en mettant une taille de plus que ma taille en haut et parfois deux tailles en bas, il m’arrivait même de mettre du 42 en manteau (« parce qu’il faut être à l’aise l’hiver quand on a plusieurs couches de vêtements en dessous ! »). « Être à l’aise », justement, en sortant de Camaïeu, j’ai bien cru que c’était la raison pour laquelle je m’habillais trop grand. Mais en cherchant mieux…

Il été une fois il y a fort longtemps, dans une période pré-adolescente rebelle…

Année de sixième : j’étais joyeuse, je croquais la vie à pleine dent, un quotidien tout rose…

Année de cinquième : malheur sur malheur, divorce, décès sur décès, santé dégradante.

Vous l’avez compris, cette période arrivée brutalement, je l’ai mal vécue, et voici enfin la réponse à ma question. Une perte de confiance en soi, un corps parti en éclat après des années de danse. Je me sentais grosse, pas « ronde » ni « obèse », grosse voir difforme. Ce que je n’ai pas réaliser, c’est que mon corps n’avait pas bougé d’un gramme. Une sorte d’anorexie mentale, possible, possible… Mais sans  pour autant tomber malade. Pourtant j’ai toujours assumée mes courbes, je déteste les régimes et je ne préfère pas vous dire ce que je pense des produits minceurs. Et puis il y a eu mon opération qui m’a clouée 6 mois au lit, étant une femme (très) active, je n’aime pas lambiner et ne rien faire. Mes muscles se sont ramollis, j’ai pris plus de 6kg, et étant amoureuse, je n’ai pas supporté cette transformation sans que je puisse la gérée ou faire quoi que ce soit. Aujourd’hui, j’essaye de prendre le dessus et je me reprends en main à mon rythme.

 

Cette expérience m’a montré que trop de femmes se dénigrent, la beauté n’est vraiment qu’un numéro pour vous ? Et cette société qui prône la taille 0 je n’en parle pas… C’est bien beau de vouloir le corps de Kate Moss, mais vous, seriez-vous heureuse comme ça ? Ne vous sentiriez pas vous étrangère dans ce corps qui ne représentait qu’un chiffre pour vous ?

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3 Comments

  • Reply Arnaud 31 août 2014 at 16 h 55 min

    quel touchant texte et ausi ca me rappelle un article que j ai écris sur une chose que que j ai révélé, en tout cas tu es une superbe blogueuse!!!

    • Reply uncafeavecnani 31 août 2014 at 18 h 56 min

      Merci pour tout Arnaud ! bisous <3

      • Reply Arnaud 31 août 2014 at 19 h 16 min

        tape breaking news chez moi tu verras :)

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